Affaire Cahuzac: Bon Dieu!

Publié le par Rosario Duarte da Costa

  Le scandale affaiblit un peu plus le président François Hollande.

   Photo:lemonde.fr

 

 

Affaire Cahuzac: Bon Dieu!

 

Il n’y fallait pas plus. L’ancien Ministre Cahuzac a décidé

de se confesser, en allant rencontrer les juges. Et, il leur a

annoncé –selon la Presse- détenir 600000 euros sur un compte

à l’étranger.

Ce fut un coup de marteau donné sur la tête du Gouvernement,

et surtout sur celle du Président de la République Française,

qui s’était engagé sur une équipe sérieuse et crédible, sur

laquelle les Français pourraient y compter.

Cette affaire a accaparé toute la presse écrite et audio-visuelle,

mais aussi l’Internet.

La droite Française profitant de l’occasion pour racler les fonds

des tiroirs, criant à la vergogne- comme si elle avait déjà oublié

d’autres affaires qui sont explosées sur son camp.

François Hollande, en cours de départ vers le Maroc a du enregistrer

un texte pour dire son désarroi aux Français, en promettant des

axes viables pour sortir de la situation, comme :

 

• Renforcer l’indépendance de la Justice

• Lutte impitoyable contre les intérêts (publics t privés)

• Obligation de publier toutes les ressources des mandataires

    Publics.

Le 1er Ministre confronté à cette situation, s’est vu obligé de se

présenter devant les Parlementaires pour expliquer la situation.

Au même temps le Ministre Pierre Moscovici se voit attirer des pierres, alors que lui-même n’est pas dans cette affaire, sinon en

tant que Ministre, faisant partie du même gouvernement

que Cahuzac.

Voici la France. Avec son image, sur laquelle ses propres enfants n’arrêtent de cracher !

Rosario Duarte da Costa

Copyright

03/04/2013

 

www.lemonde.fr

 

  

"Cahuzac ébranle Hollande", estime la presse européenne

Le Monde.fr avec AFP | 04.04.2013 à 05h29 • Mis à jour le 04.04.2013 à 07h52

 

La presse britannique n'est pas tendre avec la classe dirigeante française. Selon Charles Bremmer, rédacteur en chef pour l'Europe du Times, "même dans un pays qui a une longue histoire de débauche à haut niveau, l'impact politique (des retentissantes confessions de l'ancien ministre du budget) est dévastateur". Ces affaires "en France ont trop souvent été accueillis avec un haussement d'épaule fatigué (...). La tolérance publique est en train de s'épuiser", estime même dans son éditorial, le Financial Times .

"UN PRÉSIDENT À QUI L'ON PEUT MENTIR PENDANT DES MOIS"

Le premier à en pâtir serait le chef de l'Etat. Car c'est François Hollande qui est au "centre de toutes les défiances", souligne le Frankfurter Allgemeine Zeitung mercredi soir sur son site Internet. Pour le journal conservateur allemand, la patronne du Front national (extrême droite) Marine Le Pen ne peut que s'en féliciter : elle "se rapproche de plus en plus de son but, d'en finir avec la loi électorale du scrutin majoritaire responsable de l'exclusion du FN" à l'Assemblée nationale.

Le quotidien économique allemand Handelsblatt, estime pour sa part que le scandale "ne change pas grand chose" au problème d'image du président français qui peine à s'imposer. "Hollande sera dorénavant vu comme un président à qui l'on peut mentir pendant des mois", note le journal dans son éditorial.

 "CRISE DE POUVOIR"

Dans la presse belge francophone aussi, le chef de l'Etat français est le premier visé. "Economie en berne, manque de leadership, cote de popularité au plus bas auxquels viennent s'ajouter un scandale de corruption et de mensonge devant l'Assemblée nationale, la France est en pleine crise du pouvoir", selon Le Soir. "Cahuzac ébranle Hollande", titrait également mercredi matin La Libre Belgique

En Grèce, où la fraude fiscale est érigée en sport national, la presse est restée factuelle mercredi sur l'affaire Cahuzac. La question de l'évasion et de la fraude fiscales constitue l'un des points de tension récurrent entre le pays et ses créanciers de la troïka, parmi lesquels figure... la France. A noter qu'en Grèce, à ce jour, deux cousines de l'ex-ministre socialiste des finances Georges Papaconstantinou sont accusées de détenir des comptes en Suisse, mais pas le ministre lui-même.

Publié dans Dialogues

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