France: 2012 est une année Sacrée!

Publié le par Rosario Duarte da Costa

 

 

2012 est une année Sacrée!

 

Sacrée?!

Oui, par la crise dans laquelle nous sommes tous emmêlés,

et de laquelle personne n’arrive à nous en faire sortir…

Oui. Car, même le Président de la République Française

–François Hollande-, avait cru qu’il serait plus facile d’agir

avec son programme mais, vu tout cette pagaille européenne,

et la pression des États dont celle de Madame Merkel en

particulier, il doit agir pour résoudre très vite la crise de la

dette Française !

 

Voilà. C’est presque du déjà vu …

 

Mais, contrairement à la droite, Hollande a une vision

stratégique plus claire, et certainement d’une certaine manière,

plus juste !

 

Cependant, si le Président fait ce qu’il avait promis (comme

les embauches à l’Education Nationale), il ira décroître de

nouveaux postes dans d’autres Ministères et, au même temps,

geler les salaires des fonctionnaires, ce qui n’ira pas faire

plaisir aux syndicats Français !

 

Au même temps la croissance est déjà revue à la baisse, mais

on sait par ailleurs qu’il y aura un Plan d’Aide pour les

Entreprises, qui est actuellement à l’étude.

Normal. Car, de nouvelles Entreprises iront mettre des salariés

à la porte :

• Iveco –fermera cinq usines en Europe

• Heweitt Packard supprimera 520 postes en France.

• Et l’on attend de savoir ce qui deviendra le secteur de

l’automobile…

  • SFR...

Au même temps le gouvernement a décidé de donner un coup

de pouce au Pôle Emploi, en créant de nouveaux postes

permettant d’aider les demandeurs d’emploi. Mais, vu le retard

du marché du travail Français, il ne pourra pas agir vite comme

il le souhaiterait…

Alors mes amis, ainsi va la France. Nous attendons de savoir où,

le 1er Ministre ira puiser les ressources pour remplir la tirelire

de la France.

- Plus d’Impôts ?!

- Plus de CSG ?!

Attendons sonner les cloches!

Rosario Duarte da Costa

Copyright

02/07/2012

 

www.tempsreel.nouvelobs.com

 

Jean-Marc Ayrault : Monsieur normal, c'est lui !

Créé le 03-07-2012 à 12h04 - Mis à jour à 13h29
 

Loyal avec l'Elysée, ferme avec ses ministres, discret avec les médias : l'ancien prof d'allemand, qui fait à 15 heures sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée, se veut le bon élève de la classe hollandaise.

-vous au
Nouvel Observateur

Jean-Marc Ayrault (SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA)

Jean-Marc Ayrault (SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA)
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Les Premiers ministres passent, Matignon reste. Jeudi 21 juin, Jean-Marc Ayrault a convié Lionel Jospin à déjeuner. "C'était la première fois qu'il revenait. Il était ému", dit Ayrault. Dix ans déjà, comme le temps passe ! Le mentor frisé et son disciple à la raie sur le côté ont fait le tour du locataire. "Rien n'avait vraiment changé", constate Ayrault en balayant du regard le vaste cabinet. N'était cette "table basse lourdingue" choisie par Jean-Pierre Raffarin... Chacun son style !

Dans l'après-midi, Ayrault a donné un concert pour célébrer le trentième anniversaire de la Fête de la Musique. L'électro-pop de Pony Pony Run Run a enfiévré la cour du 57 rue de Varenne. Et les époux Ayrault, Brigitte et Jean-Marc, se sont dandinés en rythme. "Après le spectacle, j'ai reçu tous les artistes. C'était très sympa", sourit l'ex-maire de Nantes. L'enfer de Matignon ? "Quand c'est dur, je regarde le décor, le jardin magnifique.", dit le chef du gouvernement, qui mesure chaque jour sa chance de se trouver dans ce saint des saints républicain. Là où "tout remonte".

Un "homme nouveau"

Monsieur normal, c'est vraiment lui ! Depuis le 15 mai, Jean-Marc Ayrault tient les rênes de l'attelage gouvernemental sans se départir de sa placidité d'honnête laboureur. Il n'a qu'un sillon à creuser - "le redressement dans la justice !" - tracé, en ligne droite, par François Hollande. La charge est lourde. Eh quoi ! "C'est le devoir de la gauche." Pas de complexe apparent chez cet ancien prof d'allemand devenu gestionnaire de la sixième ville de France.

A 62 ans, Ayrault, le pro de la politique qui n'a jamais perdu une seule élection, est tout sauf un débutant. Mais, vierge de toute participation gouvernementale, il apparaît, à l'instar de François Hollande, comme un "homme nouveau". D'où sa popularité : 62% des Français lui font confiance. "Je ne regarde pas les sondages", jure-t-il. On ne peut pas toujours dire la vérité, même quand on a été élevé à l'école du catholicisme de gauche !

Ayrault le moralisateur entend faire respecter des règles. Il n'a pas hésité à inciter publiquement Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, à plus de discrétion après la malencontreuse affaire du tweet... "Mon rôle était de calmer le jeu. J'ai dit des choses justes et pertinentes." Les ministres qui veulent jouer perso sont rappelés à l'ordre. "Leurs projets doivent être délibérés collectivement et faire l'objet d'une consultation la plus large possible."

Adepte de la concertation à la mode nordique, il a déjà tiré l'oreille de Vincent Peillon, ministre de l'Education, qui prétend réformer d'en haut les rythmes scolaires. Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des Femmes, qui rêve d'éradiquer la prostitution a bien proposé une "conférence de consensus", après discussion avec Ayrault. "Mais le débat est inflammable et les médias n'ont retenu que la position de principe de la ministre", regrette le Premier ministre.

Le "politiquement correct" à la mode Ayrault

A Matignon, tout semble possible, à condition de savoir s'y prendre. Manuel Valls ne veut pas instaurer un récépissé de contrôle d'identité qui compliquerait le travail des policiers et des gendarmes. Mais plutôt que de rejeter ouvertement la mesure inscrite au programme de Hollande, le ministre de l'Intérieur consulte, attend un rapport du "défenseur des droits" et rappelle publiquement les forces de l'ordre à la déontologie... Un enterrement dans les règles du "politiquement correct", à la mode Ayrault !

Celui-ci a vite compensé son manque de réseau dans l'énarchie en constituant un cabinet de hauts fonctionnaires chevronnés. Son dircab, le conseiller d'Etat Christophe Chantepy ex-directeur de campagne de Ségolène Royal passé par plusieurs ministères, lui a été recommandé par l'Elysée suffisamment fermement pour que le directeur de l'ENA, Bernard Boucault, un moment pressenti, aille trouver son bonheur ailleurs. Avec le Château, le courant passe. Ayrault n'est pas un de ces Premiers ministres mal aimés par l'Elysée qui ont jalonné l'histoire de la VeRépublique. "Hollande et moi, nous nous appelons tous les jours. Nous déjeunons une fois par semaine et nous avons une réunion en tête à tête avant chaque conseil des ministres", énumère fièrement Ayrault.

"Une question de méthode"

Après dix-huit mois de barnum électoral, le tandem exécutif sait qu'il aborde enfin les vraies difficultés. "La situation est rendue très difficile par l'affaiblissement de la compétitivité économique de notre pays et la faiblesse de la croissance. Mais nous avons été instruits par l'expérience du pouvoir de 1981, 1988 et 1997. Nous sommes clairement du côté de l'efficacité de gauche." Lundi après-midi, Jean-Marc Ayrault réunissait un séminaire gouvernemental consacré à la discipline budgétaire. Objectif de la leçon : faire comprendre aux ministres frais émoulus la nécessité de geler les dépenses publiques pour tenir l'objectif de déficit public fixé à 3% en 2013 et à 0% en 2017. Le tout sans renier les promesses de la campagne...

Une gageure ? "Non, une question de méthode, selon Ayrault. Nous maintenons nos priorités à l'éducation, à l'effort productif et à la sécurité. La bonne gestion n'est pas une fin en soi. Mais un moyen de remettre le pays sur de bons rails." Les ministres sont invités à faire preuve d'imagination : "Je ne veux pas des vieux marronniers qui sont déjà dans les tiroirs des ministères. Pour être juste, on ne peut pas se contenter de couper aveuglément dans les dépenses. Il faut trouver de vrais gisements d'économie et associer tous les Français aux efforts nécessaires."

"Je n'ai pas de Guaino !"

Le discours de politique générale du 3 juillet, prononcé devant la nouvelle Assemblée puis au Sénat, sera à l'avenant. "Je veux dire au pays la difficulté dans laquelle nous sommes et les moyens d'en sortir", dit Ayrault. Tout sauf une formalité pour le Nantais à qui l'on reproche de manquer d'éloquence... Mais il ne veut rien dire des "conseillers" qui l'aident à concevoir ce morceau de rhétorique. "Je n'ai pas de Guaino !", plaisante-t-il.

L'autre chantier prioritaire consiste à susciter un regain de l'économie européenne. Le 15 juin, sur une proposition de Jean-Pierre Elkabbach, Ayrault le germaniste a adressé un appel en allemand sur les ondes d'Europe 1. "Nous avons la responsabilité commune de donner un avenir à l'Europe. Et comme Mitterrand et Kohl, François Hollande et Mme Merkel en sont convaincus."

Message bien perçu de l'autre côté du Rhin où la langue est le ciment de la nation. "Les choses ont avancé", estime Ayrault. Le Premier ministre fait grand cas de l'adoption d'une taxe sur les transactions financières dans la zone euro. "C'est la première mise en œuvre d'une coopération renforcée entre Etats. Il nous faut maintenant pousser pour renforcer la solidarité budgétaire en permettant au Mécanisme européen de Stabilité (MES) de racheter directement des obligations d'Etat sur les marchés." Une étape vers la création de véritables "euro-obligations"... Ayrault le fédéraliste veut garder la foi :"La France et l'Allemagne n'ont pas d'autre choix que de s'entendre." Ist es klar ?

 

 

 

 

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