Foram-se os tempos das revoluções! - comme Mai 68...

Publié le par Rosario Duarte da Costa

 

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 Foram-se os tempos das revoluções!

 

Foram-se –quanto a mim-, os tempos das revoluções na Europa, da luta

pelas grandes causas. Foram-se os grandes movimentos!

É só olhar e, depois ver...

Durante décadas batemo-nos por todo o tipo de direitos: sociais, políticos,

libertários, téchnicos, e tudo o mais...

 

E hoje, aqui ficamos caladinhos. Usurpam-nos tudo: o trabalho, as reformas, os direitos essenciais: segurança social, estudos... e, aqui ficamos caladinhos, como cordeirinhos.

Engraçado, não é?!

Rosario Duarte da Costa

Copyright

30/08/2012

category : Cinema, Histoire, Photographie » article : Marianne de Mai 68

    

Marianne de Mai 68

 

La « Marianne de Mai 68 »

Caroline de Bendern, la “Marianne de 1968” photographiée le 13 mai 1968 aux abords de la Place Denfert-Rochereau à Paris.

Egérie des sixties. 1

A l’époque, elle avait vingt-trois ans.

“On est en route vers la Bastille. Je viens de grimper sur les épaules d’un copain 2. On demandait quelqu’un pour porter le drapeau et moi, j’avais si mal aux pieds à force de piétiner que j’ai saisi l’aubaine. Je n’aurais voulu ni du drapeau rouge – à cause des communistes qui ont saboté le mouvement – ni du drapeau noir, car je ne connais rien aux anarchistes. Mais le drapeau vietnamien me convient comme le symbole d’une guerre que toute la jeunesse dénonce. Soudain, je sens plusieurs objectifs braqués sur moi. C’est incroyable, il faut toujours que je les repère ! Une sorte de flair, je suis mannequin… Alors, j’ai comme un réflexe professionnel. Instinctivement, je me redresse, mon visage se fait plus grave, mon geste plus solennel. Je voudrais à tout prix être belle et donner du mouvement une représentation à la hauteur de ce moment.

Au fond, je prends la pose. Et je suis piégée par cette pose. Parce que d’un coup l’émotion me gagne : cette foule qui converge, juste, ardente, lumineuse, avec toutes ces bannières, et ce symbole si lourd au bout de mon bras… Je deviens exactement ce que j’essaie de paraître. Je ne joue plus aucun rôle, je suis à fond dans le mouvement et dans l’instant, et consciente, moi, l’aristo anglaise, d’une responsabilité.”

La Marianne de 1968

Publié dans Dialogues

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