Dans quelle mer navigue, le bateau européen ?!(France: Economie et politique)

Publié le par Rosario Duarte da Costa

  

Dans quelle mer navigue, le bateau européen ?!

(Economie et politique)

 

Alors que plus de économistes ont fait un appel... le 1er ministre

Français Jean-Marc Ayrault, a fait un plaidoyer pour le Traité Européen, devant les députés à l’Assemblée Nationale (Nouvelobs)!

Selon « l’Expansion », les 120 économistes disent par le biais d’une

page dans le journal «Le monde », non au Traité Européen et, considèrent que la politique du P.R. François Hollande entamée

par ses prédécesseurs, est une -politique d’austérité- « et une

erreur tragique » !

Il semblerait que le gouvernement se décide à baisser le prix du

travail, en diminuant les charges sociales entrepreneuriales, au

même temps qu'il augmenterait la CSG. -Erreur monumentale- à

mon avis- et, je crains que sous peu, la machine de guerre arrive

devant le gouvernement.

On commence bien à voir clairement la situation de crise, comme

je l'avais déjà dit. Et, tout cela ce n'est qu'un début car, les résultants

ne pourront se voir "illico presto"!

 

Le Point.fr - Publié le 03/10/2012 à 16:15 - Modifié le 03/10/2012 à 19:14

Selon "Le Monde", François Hollande réfléchit à une hausse de la CSG de 8 à 10 milliards d'euros par an sur cinq ans.

François Hollande veut augmenter la CSG, notamment payée par les salariés, pour financer la baisse du coût du travail.

François Hollande veut augmenter la CSG, notamment payée par les salariés, pour financer la baisse du coût du travail. © JACQUES BRINON / AFP

 

Des mesures pour réduire le coût du travail et renforcer la compétitivité française seront mises en place dès 2013 dans le cadre d'une stratégie pluriannuelle, a-t-on appris mercredi dans l'entourage de François Hollande.

Selon  Le Monde,  le gouvernement envisage le transfert sur l'impôt, étalé sur le quinquennat, d'environ 40 milliards d'euros de charges sociales patronales, afin de réduire le coût du travail en France. "Plutôt que d'un choc de compétitivité, on veut une stratégie, un agenda de compétitivité sur la durée des trois ans qui viennent", souligne-t-on dans l'entourage de François Hollande où l'on ne confirme pas les chiffres du Monde, faute d'arbitrage. "Rien n'est acté, pour l'instant les chiffres n'existent pas", dit-on, expliquant que l'enjeu est la résorption des 70 milliards d'euros du déficit du commerce extérieur français. "La question est celle-ci : quelle est la meilleure manière de répondre aux besoins des industries pour l'exportation?", résume-t-on à l'Élysée. 

Un rapport avant la fin du mois

L'équipe de François Hollande insiste sur le fait que l'amélioration de la compétitivité passe bien sûr par le coût du travail, mais aussi par la recherche, l'innovation ou l'accès aux infrastructures. De nombreux aspects techniques restent aussi à débattre avec les partenaires sociaux pour réduire le coût du travail. Niveaux de salaire concernés, branche de la sécurité sociale touchée, transfert des coûts des allègements de cotisation sont autant de points actuellement en suspens.

La question de la compétitivité qui fera l'objet d'un rapport de Louis Gallois avant la fin du mois est devenue la priorité d'un gouvernement confronté à une avalanche de plans sociaux depuis l'élection de François Hollande.

Une partie de l'équipe de Jean-Marc Ayrault s'est réunie à Matignon mercredi après-midi sur ce thème. Dans sa réflexion, le gouvernement veut aussi tenir compte des 30 milliards d'euros demandés au pays en 2013 sous la forme d'économies budgétaires et de hausses d'impôts. "On ne fera pas un allègement d'un seul coup", explique-t-on encore, ajoutant qu'une amélioration de la conjoncture dans les prochaines années rendrait la tâche plus aisée.

 

www.lemonde.fr

 

Vincent Peillon continuera-t-il à donner moins à ceux qui ont moins ?

La lettre est signée de la main de Vincent Peillon, le ministre de l’éducation. Elle s’adresse au premier président de la Cour des Comptes, Didier Migaud. En trois pages, le ministre de l’éducation explique comment il compte distribuer plus équitablement les moyens que la Nation réserve à son école, afin qu'elle cesse d'être une des plus inégalitaires de l’OCDE.

Le 13 avril dernier, Le Monde titrait à la "une" « Education : l’Etat favorise les plus privilégiés ». L’article s’appuyait sur un rapport de la Cour des comptes, que le Monde s'était procuré, et qui prouvait, données chiffrées à l’appui, que la façon qu’avait le ministère de l’éducation de distribuer les moyens d’enseignement sur le territoire renforçait les inégalités.

Le11 juillet, la Cour a adressé un référé à Vincent Peillon lui demandant quelles suites il comptait donner à ce rapport. Un référé est une communication de la Cour par laquelle le Premier président fait connaître au ministre ses observations et les recommandations faites par son institution. Le 13 septembre,Vincent Peillon répondait donc aux magistrats.

Si lors de la campagne électorale il promettait de changer ce mode de répartition, cette fois, ses propos sont plus nuancés.

Ne pas tout casser

En préambule, le ministre rappelle que « le modèle actuel d’allocation des moyens a été élaboré en 2000. Sa construction a fait l’objet à l’époque d’une concertation large avec des experts mais aussi des acteurs locaux, des collectivités territoriales, des représentants des parents d’élèves et des personnels ». Et d’ajouter « mais il peut et doit effectivement faire l’objet d’ajustements ».

Donner plus à ceux qui réussissent moins bien ne semble pourtant pas être à l’ordre du jour du nouveau ministre ! En tous cas il se refuse à établir un lien direct entre échec scolaire et moyens attribués. « Allouer les moyens scolaires en fonction de la performance observée des élèves ne semble pas pertinent car signifierait une relation mécanique et linéaire entre amélioration des moyens et performance scolaire », précise le courrier.

Et d’ajouter comme pour convaincre son lecteur : « Comment faire la part des choses entre les académies les plus performantes qui le sont parce qu’elles bénéficient d’une population d’élèves favorisés de celles qui sont performantes de par la qualité de l’effort éducatif qu’elles ont pu déployer ? »

Si la réponse convainc M. Migaud, elle laissera plus dubitatifs les experts de l’école qui savent bien qu’on dispose d’assez d’indicateurs pour savoir si une population est ou non favorisée ! D'ailleurs, le ministre concède quelques lignes plus loin « la possibilité d’utiliser des indicateurs de résultats ». A suivre, donc!

Globalement, Vincent est un ton au dessous de sa réaction lors de la sortie dans Le Monde du sujet. Evidemment, il est toujours plus aisé de réagir lorsqu'on est dans l'opposition et en campagne électorale que lorsqu’on est soi-même les deux mains dans la petite cuisine du ministère.

A petits pas...

Quelques évolutions sont pourtant promises dans le courrier à Didier Migaud. « La possibilité de fixer des objectifs permettant de différencier l’allocation de moyens en fonction des situations », de différencier plus finement les établissements à l’intérieur d’une même académie et d’en finir avec le classement d’académies en quelques grands groupes figés qui conditionnaient largement les dotations.

Ces réponses un tantinet techniques suffiront-elles à corriger des écarts que le rapport de la Cour des comptes pointait ? Ecarts énormes et bien ancrés dans le paysage. Ainsi, le travail des magistrats montrait que l’Etat dépense 47 % de plus pour former un élève parisien que pour former un banlieusard de Créteil ou de Versailles. 51 % de plus pour former un Parisien qu'un Niçois...

La différence de traitement commence dès qu'un enfant met un pied dans l'école. Pour un élève de primaire de l'académie la plus défavorisée de France métropolitaine, le pays dépense 2 861 euros par an. Pour un Parisien, il en dépense 3 134. De la maternelle au CM2, cela fait un différentiel d'une année d'enseignement...

Le travail des magistrats qui a duré plus d’une année pointait aussi que le ministère se donne bonne conscience en calculant l'argent qu'il distribue, en primes et autre crédits pédagogiques, mais oublie de prendre en compte le fait qu'on affecte dans les zones défavorisées les profs qui coûtent le moins chers.

A Créteil, 21,6 % des enseignants ont moins de 30 ans (pour une moyenne nationale à 9,2 %) et 8,6 % sont non titulaires (contre 4,9 % en moyenne). A contrario, à Paris, 24,2 % des profs sont agrégés pour une moyenne nationale deux fois moins élevée. Un établissement de ZEP de Créteil coûte moins cher à l'Etat qu'un établissement classique à Paris !

Est-ce que cela va changer ? Vincent Peillon rappelle dans son courrier que la révision de l'attribution des moyens aux zones d'éducation prioritaires est une de ses priorités. Réponse à la fin du quinquennat.

Maryline Baumard

Rosario Duarte da Costa

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02/10/2012

 

 

Publié dans Dialogues

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