Da “gastrite de Platão” à burra e (burrice!)

Publié le par Rosario Duarte da Costa

 

 

 

Da “gastrite de Platão” à burra e, burrice!

 

Diga-se que, quando estou um pouco “azougada” às vezes leio e

releio “A gastrite de Platão”do nosso amigo Tabucchi e, farto-me

de rir!

Como aprecio muito a língua italiana, gosto de fazer a entonação

dos dizeres do autor, quando se dirige  ao Adriano Sofri por exemplo.

 

Aliás tenho na memória uma viagem que fiz a Milão, Turino...há muitos anos, que me envergonhou:

Pensava eu falar bem o italiano. No hotel em Milão, o empregado

veio à mesa perguntando-me se eu queria “burra” para o pequeno

almoço. Olhei para ele e disse-lhe, que eu não só não comia carne

de burra e, ainda mais, não comia carne ao pequeno almoço!

 

Mas logo que ele partiu disse-me: ai, pensei como em português.

Ora “burra” deve ser a tradução de “beurre” em Françês. Fiquei envergonhada, mesmo!

Rosario Duarte da Costa

Copyright

26/03/2012

 

www.la-croix.com

 

Nocturne indien , adapté au cinéma par Alain Corneau.   

 

 

 

 

 

 

 

Des livres, traduits en français par son ami Bernard Comment ne portant pas l’appellation « roman », mais parfois « hallucination », « témoignage » ou « aveux », dans une invention perpétuelle des formes narratives chère à Tabucchi, qui mêla le récit épistolaire et la poésie, le roman et l’essai. « Les vaincus, les paumés, ceux qui cherchent, sont les uniques sujets de mes livres »,  disait Tabucchi. 

engagement

Ses personnages sont des individus aux existences parfois multiples et aux questionnements irrésolus, confrontés aux mensonges et aux souvenirs comme aux fantômes du passé et de l’histoire, tel le journaliste de Pereira prétend  (Christian Bourgois, 1995), aux prises avec le salazarisme portugais, le fascisme italien et la guerre civile espagnole, en 1938. Dans ce livre présenté comme un récit (adapté au cinéma par Alain Tanner), Tabucchi questionnait encore le rôle de l’écrivain et de la fiction, dans une narration proche du procès-verbal ou du rapport, livre reçu comme une charge contre l’arrivée au pouvoir de Silvio Berlusconi en Italie, en 1994.

Antonio Tabucchi a exposé sa vision de l’engagement dans La Gastrite de Platon  (1997), séparant l’activité de l’écrivain de celle de l’intellectuel, les deux s’exprimant en des temps différents. En 2010, lui qui s’était indigné depuis des années contre la négation des droits des Tsiganes en Italie tempêtait contre l’expulsion des Roms de France. Militant de longue date dans son pays, ce chroniqueur du Corriere della Sera  (et de El Pais  en Espagne) s’est engagé tôt contre le gouvernement Berlusconi, fondant le Parlement international des écrivains, et figurant en 2004 sur la liste du Bloc de gauche portugais pour les élections européennes.

 

Sabine Audrerie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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