Choque! en Haute Savoie...

Publié le par Rosario Duarte da Costa

Le Point.fr - Publié le 06/09/2012 à 14:56 - Modifié le 07/09/2012 à 08:11

Quatre personnes ont été sauvagement assassinées à Chevaline. Deux fillettes ont miraculeusement survécu.

Des gendarmes barrent l'accès au parking où s'est déroulé le drame, mercredi.

 

 

Choque!

 

É verdade. É sempre um choque apercebermo-nos que não

muito longe do local onde se habita, se pássam coisa muito

esquisitas – neste caso o assassinato de um casal inglês- de

origem iraquiana e, duas crianças (uma de sete anos ferida

e, com uma bala no ombro), a mais pequenita (de 4 anos) foi

encontrada oito horas depois, escondida sob os corpos sem

vida da mãe e da avó!

Horror!

Não entro em informações que possam complicar o inquérito,

só direi que, estes foram encontrados por um ciclista que

passava e que, ficou surpreendido e, ainda mais, este

apercebeu-se que, um outro ciclista que o havia ultrapassado

jazia também no chão.

Horror!

Não conheço as causas. Nem terei que me meter no assunto.

Mas, imagino as duas pequenitas (a que se encontra no

hospital -onde foi operada) e, a mais nova mas, interrogo-me

sobre o sofrimento das duas meninas e, sobre as consequências

que terão futuramente.

Não são da minha família. Mas, fazem parte da nossa

humanidade! Digam-me: que mundo é este em que

vivêmos?!

Rosario Duarte da Costa

Copyright

06/09/2012

Le mystère restait entier vendredi matin autour du massacre de quatre personnes à Chevaline, en Haute-Savoie, même si la fillette de 4 ans retrouvée miraculeusement indemne après huit heures aux pieds des morts a commencé à parler et que des analyses ADN ont été lancées. Le président François Hollande a assuré jeudi - en marge de sa visite auprès de la délégation française aux Jeux paralympiques de Londres - que "tout sera fait pour retrouver le ou les coupables", soulignant la "très grande émotion en France et au Royaume-Uni".

"Toutes les pistes sont envisagées", des "plus crapuleuses" au "drame familial", a souligné jeudi soir sur TF1 le procureur de la République d'Annecy Éric Maillaud. Décrivant "un meurtre d'une sauvagerie inouïe", le magistrat a précisé que "toutes les victimes sont mortes de plusieurs balles, de plusieurs coups de feu, et toutes ont au moins une balle qui leur a été tirée dans la tête". Selon une source proche de l'enquête, le cycliste français aurait été touché de cinq balles. Les trois personnes tuées dans la voiture - les deux femmes et le conducteur - ont été atteintes de deux balles. De nombreuses douilles ont été retrouvées sur les lieux du crime, provenant d'une arme de type pistolet automatique.

Par ailleurs, les enquêteurs s'intéressent à un 4 x 4 "vu par différents témoins", selon l'expression du procureur lors de sa conférence de presse de jeudi après-midi. Mais les autopsies prévues vendredi "permettront de préciser davantage les circonstances de leur décès", a-t-il encore ajouté. Les victimes avaient été découvertes par un cycliste mercredi après-midi sur un chemin forestier proche du village de Chevaline : le conducteur de la BMW visée, deux femmes sur la banquette arrière, et un cycliste trouvé à proximité du véhicule, un jeune père de famille français habitant la région.

Perquisition en Grande-Bretagne

Pour identifier formellement cette famille venue de Grande-Bretagne en vacances au bord du lac d'Annecy - selon toute vraisemblance -, les enquêteurs français ont dit attendre l'envoi de traces ADN par leurs homologues britanniques, qui ont perquisitionné le domicile de la famille des victimes présumées dans un quartier résidentiel de Claygate, à une trentaine de kilomètres au sud de Londres. Le conducteur âgé de 50 ans s'était enregistré avec sa famille quelques jours plus tôt dans un camping voisin, à Saint-Jorioz, la voiture bordeaux étant immatriculée à son nom. Né à Bagdad, il vivait depuis de nombreuses années en Grande-Bretagne, a confirmé le procureur, qui n'a cependant pas souhaité donner son nom dans l'attente de l'identification ADN. Selon une source policière, il s'appelle Saad al-Hilli.

L'ambassadeur de Grande-Bretagne à Paris, Peter Ricketts, s'est rendu sur place. À Annecy, il a estimé que "les autorités françaises ont mené (l'enquête) d'une manière plutôt professionnelle". Deux passeports, suédois et irakien, ont aussi été retrouvés dans la voiture, qui a été évacuée jeudi aux alentours de 17 h 30, plus de 24 heures après sa découverte, alors que les techniciens de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), venus de Paris, faisaient leurs dernières expertises. Sans être officiellement saisi, le Renseignement intérieur (DCRI) a été sollicité en tant qu'observateur, notamment pour ses contacts avec les services étrangers et pour vérifier si des protagonistes de l'affaire apparaîtraient dans ses fichiers. La plus âgée des deux femmes, 74 ans, est de nationalité suédoise, a confirmé le ministère suédois des Affaires étrangères.

Coma artificiel

Par ailleurs, le procureur a insisté sur le fait que la fillette de 4 ans retrouvée indemne était "totalement invisible", faisant la morte, cachée au milieu d'une accumulation de bagages aux pieds des femmes tuées, alors qu'un début de polémique a été lancé sur le délai de huit heures avant qu'elle ne soit découverte. "Elle était manifestement heureuse d'être dans les bras des enquêteurs. Elle a été hospitalisée dans un service pédopsychiatrique. L'essentiel est de la protéger, de la soutenir", a dit le procureur. Sa soeur aînée, grièvement blessée à la tête, a quant à elle été plongée dans un coma artificiel et doit être réopérée, mais son pronostic vital n'est plus engagé.

Quand le témoin à vélo (un ancien de la Royal Air Force ayant une propriété dans la région et qui avait l'habitude de venir en vélo dans cette zone) a découvert la scène de crime, le drame venait alors visiblement tout juste de se produire : il venait d'être dépassé par le cycliste retrouvé tué. Le procureur a rendu hommage aux "réflexes extraordinaires" de ce premier témoin, qui a mis l'enfant blessée en position latérale de sécurité.

Les médias britanniques se sont emparés de l'affaire dès mercredi soir, après la révélation que la plaque d'immatriculation du véhicule était britannique. The Independent et le Mirror évoquent l'hypothèse d'un braquage qui aurait mal tourné, tandis que The Telegraph parle d'assassinats, des faits prémédités donc, par un tueur soucieux de ne laisser aucun témoin derrière lui, des hypothèses que les enquêteurs n'avancent pas pour l'heure.

 

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