Vendredi 5 décembre 2008

 

La première fois que je suis arrivée à Lyon en 1970, après avoir pris l’avion Lisbonne/Nice/Lyon, cette ville m’a déçue par son manque de lumière, alors que nous étions en plein mois d’Aout !

 

Malgré ce manque de lumière, j’ai appris à connaître cette ville qui m’a adoptée et où, je suis devenue son enfant légitime…

 

En ces temps là, j’ai appris à connaître et à aimer cette ville dont l’histoire est riche et chargée de mémoires.

 

Depuis 1970 j’ai vu différentes fêtes de la lumière. Tout d’abord catholiques, ces fêtes ont élargit leur champ au monde Payen…

Aujourd’hui, elles sont même devenues un lieu de rencontre touristique national et international.

 

Alors, cette ville qui a vu naître tant d’êtres qui lui ont légué beaucoup de savoirs...Tant  aux Lyonnais qu'à la France- par exemple les frères Lumière et le cinéma -, ou encore Berlioz dans le champ musical, mérite que je vous présente un peu de ses compétences et de ses axes intimes.

Avec la suggestion de vous faire consulter plus d’information sur Fr3 ou l’Hôtel de Ville de Lyon.

Amicalement.

Rosario Duarte da Costa

05/12/08






Immaculée Conception : la fête des lumières à Lyon

jeudi 29 novembre 2007, par


Accidentelle ou providentielle, l’origine de la fête des lumières de Lyon est en tous cas étrange.

En 1643, une épidémie de peste fait de nombreuses victimes aux abords de la ville. Des femmes prient la Vierge d’épargner Lyon. Les échevins, le prévôt des marchands et les notables font alors le vœux de rendre un hommage annuel à la Vierge si elle les en délivre. C’est depuis cette date qu’un cortège municipal part chaque année le 8 septembre, date de la nativité de Marie, de la basilique St Jean vers Fourvière [

Des notables lyonnais proposent de reconstruire le clocher de la chapelle et de le surmonter d’une statue à l’occasion du bicentenaire de cet événement (et parce qu’il menaçait ruine dès 1830), proposition acceptée par le cardinal de Bonald en 1850. L’œuvre, en or, est du sculpteur Joseph-Hugues Fabisch et mesure 5,60 mètres de haut. Elle comporte à son pied l’inscription « O Marie, cette ville est à vous, protégez-la ! ».

Mais les dates vont s’entremêler.

L’empereur Maurice (582 + 602) a décrété que le 8 septembre était la date de la nativité de Marie et cette décision a été suivie d’effet puisqu’on la retrouve transcrite dans le Synaxaire [

Pour en revenir à Lyon, la statue devait être inaugurée le 8 septembre 1852, date de la nativité et du pèlerinage traditionnel de St Jean à Fourvière. Mais de fortes pluies ont inondé l’atelier du fondeur. On reporte donc la cérémonie au 8 décembre, fête célébrée à Lyon depuis le IXe siècle. Ainsi que son cortège de festivités : feux de Bengale et illuminations que les lyonnais font de leurs façades en cas d’événement exceptionnels (entrées royales, victoires militaires...). Le matin du 8 décembre1852, un orage violent s’abat sur la ville : le maître de cérémonie annule les feux d’artifice et veut reporter les festivités au dimanche suivant. Mais le ciel se dégage, on arrive quand même à inaugurer la statue et les lyonnais illuminent leurs maisons. À cette époque l’éclairage électrique public n’existe pas, ainsi que l’exprime Georges Rotheval [

Ce n’est qu’en 1989 que la municipalité, alors dirigée par Michel Noir, relaye cet évènement en lui adjoignant les festivités profanes que l’on connaît aujourd’hui. Elle draine désormais des millions de visiteurs et s’étend sur quatre jours, du 6 au 9 décembre. Il serait illusoire de prétendre parler de toutes les initiatives auxquelles ces fêtes tant laïques que religieuses donnent lieu. Le plus simple est de consulter les sites de la ville (http://www.lumieres.lyon.fr/) et du diocèse (http://catholique-lyon.cef.fr/).

Pierre FRANCOIS

Notes

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Origine de la fête des Lumieres


Les illuminations sont liées au culte de la Vierge Marie, dont la colline de Fourvière est le haut-lieu. Chapelle et basilique s’y sont succédées depuis le Moyen Age. Les Lyonnais y implorèrent le secours de Marie dans les calamités publiques et donnèrent une grande solennité à la fête de la naissance de la Vierge, le 8 septembre.

En 1852, on achevait à Lyon la reconstruction du clocher de la vieille chapelle de Fourvière. Au sommet de l’édifice, on avait placé une statue de la Vierge Marie en bronze doré. Elle devait être inaugurée le 8 septembre, mais une inondation dans l’atelier du fondeur retarda la cérémonie au 8 décembre, autre fête de la Vierge : tous les êtres humains, dit la foi catholique, sont marqués, à leur conception, du péché d’Adam. Pourtant les Chrétiens croient que Marie, qui a donné naissance à Jésus, a été préservée de la tache originelle. Ils célèbrent donc, le 8 décembre, l’Immaculée Conception de la Vierge Marie.

Ce jour-là, des feux d’artifice étaient prévus mais une pluie torrentielle s’abattit sur la ville. A la tombée de la nuit, le ciel s’éclaircit et la pluie s’arrêta. "Tout à coup, selon le récit d’un chroniqueur, apparaissent à quelques fenêtres inconnues des lignes de feu… La ville s’était embrasée en un instant. Bientôt, il ne restait plus, sur la vaste étendue des quais, des rues, des passages ignorés et des cours invisibles, aucune fenêtre obscure. Les petits marchands, les clochers, illuminaient leurs baraques, leurs voitures et jusqu’aux bordures des trottoirs… Quelques feux de Bengale s’allumèrent sur les toits de la chapelle de Fourvière, la statue de la Vierge apparaît et la grosse cloche de Saint-Jean, cet éloquent interprète des joies publiques, est lancée à toute volée. A huit heures, la population entière était dans la rue, circulant, paisible, joyeuse et attendrie. On se serrait la main sans se connaître, on chantait des cantiques, on applaudissait, on criait : “Vive Marie !” Les étrangers n’en revenaient pas de leur surprise, et les Lyonnais, tout remplis qu’ils étaient de cette fête improvisée, se demandaient comment, en un instant, une population de trois cent mille âmes avait pu être saisie de la même pensée".

L’événement éphémère d’une nuit devint institution. On prépara avec soin les illuminations de 1853. Quant à celles de 1854, elles furent un triomphe, car elles coïncidaient avec la proclamation par le Pape, à Rome, du dogme de l’Immaculée Conception. Les Lyonnais avaient la fierté des précurseurs.
Depuis, chaque année, le soir du 8 décembre, les Lyonnais illuminent leur ville pour la fête de l’Immaculée Conception.

Voir ce qui s'est passé le

Hotel de ville - Illuminations de 2002

Fete des lumieres lyon

Facade des beaux arts - Illuminations de 2002

Place Louis Pradel - Fete des lumières 2005

Eglise Saint Nizier - Fete des lumières 2005

Pierre François1], premier lieu de fondation de la ville par les romains [2], où une chapelle est érigée à la suite de ce miracle. L’actuelle basilique est la conséquence d’une seconde imploration en 1870, lorsque les armées de Bismark ayant pris Paris sont aux portes de la Bourgogne et menacent d’envahir la ville.3] de Constantinople (qui date de 945 / 959). Le pape Sixte IV, en 1477, fixa la date de la conception de la Vierge au 8 décembre. Déjà St Bernard de Clairvaux, s’il s’opposait en 1146 à cette fête, écrivait dans sa « seconde homélie sur les gloires de la Vierge mère » que la sainteté de corps et d’âme de Marie était le préalable à la réception de l’Annonciation faite par l’archange Gabriel. Ce qui indique qu’il y avait déjà débat au sujet du caractère immaculé de cette conception. Si la source de la notion se trouve dans le protévangile de Jacques (IIe siècle), ce sont les croisades qui vont lui donner son élan, par l’intermédiaire de la fête byzantine de la Conception de la Très Sainte Mère de Dieu par Joachim et Anne, qui revient transformée dans les bagages des croisés. Et en 1830 la Vierge se présente rue du Bac à Catherine Labouré comme conçue sans péché.4] : « Quand les illuminations éclatèrent le 8 décembre 1852, la fée électricité sommeillait encore au domaine des songes. Alors, ces dizaines de milliers de lumignons placés sur les fenêtres furent comme une féerie inattendue, du jamais vu. Telle fut la source de ces splendeurs qui font, des rues et des vitrines de Lyon ... ». La piété populaire fête alors avec deux ans d’avance, jour pour jour, la proclamation du dogme de l’immaculée conception par le pape Pie IX.1] « la colline qui prie », par opposition à La Croix Rousse, « la colline qui travaille », selon Michelet.2] la basilique est d’ailleurs construite sur l’ancien forum.3] un synaxaire est un livre liturgique rassemblant pour chaque jour les lectures et les vies des saints que l’on célèbre.4] ROTHEVAL, Georges. – Fourvière aux cent visages. - Lyon : éd. Lyonnaises d’Art et d’Histoire, 1996, p. 123. On lira également avec beaucoup de profit l’ouvrage de : ESCOT, J., chanoine, Vice-Recteur de Fourvière. - Fourvière à travers les siècles. - Lyon : M. Lescuyer, 1954.8 décembre 2001 à la Cathédrale Saint-Jean de Lyon.
Par Rosario Duarte da Costa - Publié dans : Lugdunum-Primeiro poema! - Communauté : Caligrafias Poéticas!
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